Lundi 09 Juin 2008

 

Un vandalisme institutionnel 

 



Lorsque l’on a navigué dans le système,  le terme de  « vandalisme institutionnel »  ne surprend plus.  C’est un peu comme le terrorisme d’état. 

Dans les manifestations,  on sait très bien qui sont les vrais provocateurs et les vrais casseurs.  Casseur et provocateur,  c’est un vrai métier.  (Tout ce que les casseurs détruisent,  c’est autant que les flics n’ont pas besoin de faire.) 

On sait très bien aussi qui sont les vrais pollueurs.  Ces pollueurs,  toujours intouchables,  qui gagnent à vandaliser les réseaux de transports urbains.  Au delà de l’humiliation collective  (pourrir la vie du plus grand nombre)  toute dégradation est source de PIB  (Et de profit).  Etc. 


On s’imagine que l’on paie les fonctionnaires à ne rien faire,  on se trompe.  
Chaque dégradation est source de PIB.  Le PIB,  c’est de la croissance.  La croissance,  c’est le pays qui s’enrichit.  Quand le pays s’enrichit,  c’est de l’argent pour ceux qui en ont besoin.  Va sans dire,  de l’argent pour les riches.  Pour être pauvre,  on n’a pas besoin d’argent. 

Bref !  Les fonctionnaires sont au service de ceux qui contrôlent le capital de la Dette publique.  Les fonctionnaires gagnent à pourrir la vie du plus grand nombre et il n’y a pas de petits profits. 


Le vandalisme 
Lorsque nous arrivons ce samedi de septembre 2007,  le vandalisme vient de se commettre.  Tout est cassé,  portes,  meubles,  fenêtres.  La maison est inhabitable.  C’est visible,  le vandalisme vient de se faire.  Il donne même l’impression d’avoir été fait dans les instants qui ont précédé notre arrivée. 

Bien sûr,  les inscriptions sur les murs sont en nombre.  C’est signé d’un groupe de la banlieue de la ville proche.  En clair :  « Fils d’Arabes » !  Pour être complet,  il ne manque que la signature de Ben Laden.  (C’est peut être un oubli.  Ce sera pour une autre fois.) 

On reconnaît que comparer le vandalisme de cette modeste maison à l’événement du 11 septembre 2001,  c’est peut être un peu trop.  On est d’accord.  Mais il y a une certaine similitude,  tout au moins dans l’esprit. 

Dans cette maison,  il n’y avait rien à voler,  aucune valeur.  Mais,  les Arabes sont des voleurs incorrigibles.  Ils ont bien vu,  eux,  la pièce de monnaie dans le plafond de la salle de séjour.  Ils ne se sont pas privés de partir avec. 

À ce moment de l’histoire de la petite maison,  il faut aussi rappeler que par convenance personnelle,  Nous avons délibérément ignoré la présence d’au moins une caméra dans le garage atelier. 


L’enquête et les enquêteurs  
Ce n’est pas la première fois que je suis concerné par une pareille situation.  Il m’est arrivé de ne pas porter plainte.  J’ai souvent le sentiment d’être attendu.  Lorsque je suis seul,  j’ai l’impression qu’il peut m’arriver le pire. 

Ce jour là,  je suis accompagné et nous allons à la gendarmerie.  On nous fixe un rendez-vous.  On envoie des enquêteurs.  Est-ce parce que nous sommes en province ?  Dans une grande ville,  on prend la déposition sur le champ et,  allez vous faire foutre ! 

Les deux gendarmes qui se présentent donnent l’impression de deux bonne-sœurs en goguette.  Ils n’ont jamais vu cela,  paraît-il.  Ce n’est pas exactement ce qu’il fallait me dire à moi.  D’autant que l’un en connaît visiblement long sur des détails. 

Le responsable,  lui,  a tout de suite fait le tour du problème :  « Il n’y a pas de voisins ! ». 
Une caravane habitée à 50 mètres,  face à la maison,  ce n’est pas un voisin. 

De la même façon,  une maison,  toujours à 50 mètres,  habitée par un élu local,  ce n’est pas un voisin non plus.  Il est vrai que le voisin en question est celui de l’antenne relais et que l’on se passerait bien de ce genre de voisinage. 

Bref !  On l’a compris.  L’enquête est finie.  Quelques mois plus tard,  le Procureur local aux ordres du Ministre du moment,  Procureur qui pour la circonstance préfèrera l’anonymat,  classera. 

Finalement,  on aurait parfaitement pu ne pas porter plainte.  On aurait gagné du temps. 

Néanmoins,  c’était une bonne idée.  Que de faire passer le vandalisme sur le compte des fils d’Arabes. 

Cela nous permet de dire à Madame Rachida Dati que,  si elle n’a que des saloperies comme cela à orchestrer en France,  elle est autorisée à rentrer chez elle,  dans son pays.  Pays que l’on ne qualifiera pas pour rester poli. 
La bas,  y donner des cours sur la justice et parler sur les Droits de l’homme.  (Si on lui en laisse la possibilité.)  Le Maroc en a besoin plus qu’en France.  Ce qui n’est pas peu dire. 

Les bonnes vieilles habitudes restent. 


 

 

publié par Bernard Monnier dans: pour-vivre-heureux-vivons-cache
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Commentaire n° 1 posté par: xray(site web) le 16/10/2008 - 10:45:19
Commentaire n° 2 posté par: Daniel MILAN(site web) le 17/10/2008 - 09:44:29
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